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Il est un jour où les larmes du paradis ont tracé sur ma joue le chemin vers ta vie.
Ecrit par Théophile gautier ajoutée par
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Ces nuits où l'éloignement de ta voix se transforme en poison, où la sueur ne tire plus ses origines du désir mais de l'effroi, qui coule, coule, et enroule ma chair dans ces torrents de frissons. Ton absence est un vacarme qui m'enserre et me fait subir l'ignoble détention..
Ecrit par Citamour ajoutée par
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C'est d'une voix tremblante, d'un geste timide, d'un corps brûlant, d'une sueur limpide.. que je t'écris. Les cicatrices élancent et assaillent ma peine, délivrent le poison du déchirement dans mes veines.. Nos corps sont maintenant séparés, déliés en un vacarme que je ne peux endurer...
Ecrit par Citamour ajoutée par
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J'erre à travers nos décombres, me guidant par ces lueurs, ces cadavres de nos souvenirs. Je me figure les profondeurs d'un regard que j'oublie. Je n'ai plus de larmes, plus de voix, tu me frappes de tes rires soudainement devenus sourds, tu me jettes dans la joie brûlante, qui s'évapore, dont les hurlements endiablés pénètrent mon corps. Mon amour, le désir mue peu à peu en soupir, et de nos vies qui salivaient ces cascades de désirs, s'ensuit un plongeon dans l'enfer de la nuit..
Ecrit par Citamour ajoutée par
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La sueur qui se dégage en vapeur, nos cris enfouis dans les replis de notre désir, ces trémolos étrillés par le rêve, nos corps longtemps fougueux et soudainement inertes. Cette nuit fut rageuse, laissant parler notre chair, on a laissé les mots pour d'autres mondes et on s'est oubliés dans ce velours, cette danse harmonieuse cadencée par la profondeur de nos regards, par l'infini de tes douceurs.. Le réveil fut douloureux, loin de ton corps, loin de tes yeux.. En attendant de te revoir, je compte ces secondes plongées dans le noir..
Ecrit par Citamour ajoutée par
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Hier encore, tes murmures illuminaient ma solitude. De tes gestes tendres, ta peau brûlait mes nuits. Les vibrations gourmandes de tes chuchotements, la lueur de nos espoirs à travers les flots immenses de nos désirs.. Tout cela s'est figé et se décolore peu à peu. Je ne pensais pas aimer de cette manière, toucher les astres de mes artères, galvaniser mon coeur de toutes ces prières.. Tout cela, que je dois à présent enfouir dans les décombres de notre amour, sous la masse obsédante de mon plus beau rêve..
Ecrit par Citamour ajoutée par
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Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.
Ecrit par Paul Eluard ajoutée par
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13 Commentaire(s)
Je t'aime contre tout ce qui n'est qu'illusion ;
Pour ce coeur immortel que je ne détiens pas ;
Tu crois être le doute et tu n'es que raison ;
Tu es le grand soleil qui me monte à la tête ;
Quand je suis sûr de moi.
Ecrit par Paul Eluard ajoutée par
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12 Commentaire(s)
Je suis riche de tes beaux yeux,
De ta poitrine,
Nid follement voluptueux,
Couche ivoirine
Où mon désir, las d'autre part,
Se ravigore
Et pour d'autres ébats repart
Plus brave encore...
Ecrit par Verlaine ajoutée par
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10 Commentaire(s)
Compagne savoureuse et bonne
À qui j'ai confié le soin
Définitif de ma personne,
Toi mon dernier, mon seul témoin,
Viens çà, chère, que je te baise,
Que je t'embrasse long et fort,
Mon coeur près de ton coeur bat d'aise
Et d'amour pour jusqu'à la mort :
Aime-moi,
Car, sans toi,
Rien ne puis,
Rien ne suis.
Ecrit par Verlaine ajoutée par
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